Romanel applique une règle qui vaut partout et qu'aucune adresse ne contourne : sur l'ensemble du territoire communal, le stationnement est limité à cinq heures. Pour les citoyens de la commune, le parcage est prolongé jusqu'à deux jours grâce au macaron, mais c'est une exception nominative, qui ne s'étend ni au camion d'un prestataire ni aux voitures venues aider.
Le macaron s'obtient sur formulaire déposé auprès du Service de Sécurité Publique. Les conditions figurent à la fois dans ce formulaire et dans le Règlement municipal sur le stationnement privilégié des résidents et autres ayants droit sur la voie publique, dans son édition de 2011. L'autorisation n'est délivrée qu'après réception de l'ensemble des documents demandés et du paiement, puis le macaron doit être apposé visiblement derrière le pare-brise. Un ménage qui vient d'arriver connaît donc une période intermédiaire soumise aux cinq heures.
Le rythme des guichets ajoute sa contrainte. Le jeudi, l'administration ouvre tôt, à 07h15, mais ferme à 11h30 sans reprendre l'après-midi. L'Office de la population ferme en plus le vendredi après-midi. Des ouvertures supplémentaires se négocient sur rendez-vous, sauf pendant les vacances scolaires. L'annonce se fait dans les huit jours, y compris pour un changement d'appartement à l'intérieur de la commune.
La commune ne dispose pas d'un grand parking central sur lequel se rabattre. Ses lieux de stationnement sont au nombre de douze et se répartissent dans les chemins du village : chemin du Brit 2, chemin de Caudoz, chemin des Epinettes, chemin des Esserpys, chemin de la Judée, chemin des Mésanges, chemin du Raffort, chemin de la Source 2, chemin du Taulard, chemin des Tilleuls 8, chemin du Village 20 et chemin du Village 24. L'offre est éclatée en petites unités : c'est la distance de portage entre le véhicule et la porte, plus que le nombre de places, qui décide de la durée de la journée.
L'interlocuteur est unique et cela simplifie les choses. Le Service de Sécurité Publique, chemin du Village 24, contrôle les zones de stationnement et délivre les macarons, régule la circulation lors d'une occupation temporaire du domaine public, et met en place et entretient la signalisation routière. Celui qui autorise, celui qui règle la circulation et celui qui pose les panneaux sont donc le même service.
En pratique, tout se joue sur la durée annoncée. Une intervention qui tient dans la fenêtre de cinq heures se traite comme un arrêt ordinaire ; au-delà, elle relève de l'occupation temporaire du domaine public et s'annonce au service, qui décide alors de la régulation et de la signalisation à mettre en place. Annoncer une durée réaliste vaut mieux que compter sur une tolérance, le contrôle des zones relevant du service qui délivre l'autorisation.