Bussigny traite un déménagement avec la même mécanique administrative qu'un chantier, et c'est ce qui déroute les gens venus d'ailleurs. La commune gère elle-même son réseau de routes communales, elle prévient les riverains par avis et par panneaux lorsqu'une rue est touchée, et son formulaire d'utilisation temporaire du domaine public range explicitement le camion parmi les occupations à déclarer, aux côtés de la benne, du container, de la remorque et de la grue. Un véhicule de déménagement stationné sur la chaussée n'est donc pas un cas à part.
Il faut en tirer les conséquences sur le calendrier. Le dossier communal se dépose au minimum dix jours ouvrables avant l'intervention, et la police intercommunale exige en plus que les panneaux d'interdiction de stationner soient posés trois jours avant le début de l'occupation, dimanches et jours fériés non comptés. Mis bout à bout, un déménagement bussignolais avec réservation de places se prépare sur environ trois semaines, alors que la remise des clés se décide souvent bien plus tard.
Les guichets suivent des horaires qui leur sont propres. L'administration communale, place de l'Hôtel-de-Ville 1, ouvre à 08h00 du lundi au vendredi sauf le mardi, où elle reçoit dès 07h00, et ferme à 16h00 le vendredi contre 16h30 les autres jours. Le service des Infrastructures, lui, siège à la rue St-Germain 1 et se joint au 021 706 12 00 ou à infra@bussigny.ch.
Le formulaire doit être complété, signé, puis transmis au service des Infrastructures, accompagné d'un plan indiquant le cadastre et toutes les mensurations de l'emprise prévue. Trois règles s'appliquent ensuite sans souplesse : aucun usage du domaine public n'est autorisé avant la délivrance de l'autorisation, tout dépassement ou déplacement des dates prévues fait l'objet d'une nouvelle demande, et un permis arrivé à échéance avant la fin effective de l'occupation doit être renouvelé. Un émolument forfaitaire est perçu pour l'établissement du permis, quel que soit le volume déplacé.
Le document délivré doit ensuite être disponible sur le lieu de l'intervention, prêt à être présenté à la première réquisition des agents de l'autorité communale.
Reste la question du partage de la chaussée, que la commune traite en donnant des noms. L'occupation ne doit gêner ni les services d'urgence ni les transports collectifs, ce qui inclut les transports publics et le ramassage des déchets, avec un passage de trois mètres de largeur au minimum à laisser libre. La directive cite nommément les lignes de bus 17, 35 et 56 qui desservent la commune, et le permis part en copie à la voirie, à la police, au service de défense incendie et au prestataire chargé des déchets ménagers. Autrement dit, votre emplacement est connu de tous les services avant le jour du transport.