Les logements du Flon sont nés d'une conversion. Les entrepôts creusés dans la vallée à la fin du XIXe siècle ont perdu leur fonction après la guerre, et les volumes bâtis d'aujourd'hui reprennent le périmètre de ces anciens dépôts. L'ensemble des Mercier, signé Richter et Dahl Rocha, en donne la formule : commerce au niveau du sol, bureaux au-dessus, appartements dans deux des niveaux d'attique. Déménager ici, c'est partager l'immeuble avec une activité commerciale ou tertiaire pendant l'opération.
Le second effet de cette origine industrielle est dimensionnel. Les hauteurs sont généreuses, les plateaux profonds, et les logements comportent souvent un niveau intermédiaire. Le meuble assemblé dans le volume, bibliothèque sur mesure, plan de travail ou lit surélevé, ne repasse pas toujours par la porte d'entrée en l'état. Nous établissons au repérage la liste de ce qui devra être démonté au départ et remonté à l'arrivée : c'est elle, et non le cubage, qui fixe la durée de la journée.
Le quartier est principalement piéton sur une surface de l'ordre de 55 000 mètres carrés. En zone piétonne, un véhicule ne circule que si une plaque complémentaire l'autorise, à l'allure du pas et avec la priorité aux piétons. L'approche se négocie donc avant, avec la Ville et avec le gestionnaire du site.
Le réflexe de charger à couvert ne fonctionne pas ici. Le Parking du Centre, installé sous l'esplanade avec 910 places sur plusieurs niveaux enterrés et une entrée à la rue de Genève 31, limite les véhicules à 1,90 mètre de hauteur. Aucun utilitaire de déménagement ne passe sous cette limite : l'ouvrage sert aux navettes en voiture, pas de point de chargement.
Le chargement se fait donc en surface, au point de dépose autorisé le plus proche de l'entrée. Stationner hors des cases marquées, ou stationner en zone piétonne pendant les heures de livraison, demande une autorisation de l'Office de la circulation et du stationnement, rue Saint-Martin 31. Nous annonçons le gabarit et la durée d'occupation, et nous prévenons la gérance du site, dont les esplanades ne sont pas des voies communales ordinaires.
Quand la cage d'escalier ne laisse pas passer les éléments longs, la solution est un monte-meubles. Une installation posée sur la voie publique relève du permis d'utilisation temporaire du domaine public, à demander au Service de la mobilité et de l'aménagement des espaces publics au moins dix jours ouvrables avant, plan à l'appui. S'y ajoute ici une vérification propre au lieu : l'esplanade est la dalle de couverture du parking, et l'accord du gestionnaire sur la charge admise se demande avant de retenir cette option.