Le Mont-sur-Lausanne impose le délai le plus long de la région pour occuper sa voie publique. Son règlement général de police prévoit que les demandes soient déposées auprès de la Municipalité, de l'autorité délégataire ou du portail cantonal au moins trente jours avant la date planifiée de l'occupation accrue du domaine public. La démarche se lance donc en même temps que la recherche du camion, et non quand la date est confirmée.
Le règlement nomme d'ailleurs le déménagement noir sur blanc. La Municipalité ou l'autorité délégataire peut accorder des autorisations spéciales permettant de déroger, sur le domaine public communal, à la limitation de la durée de stationnement et à d'autres prescriptions de circulation, notamment en raison de nécessités particulières, le texte citant le déménagement, le dépannage et l'entretien. Ce n'est donc pas une tolérance négociée au cas par cas mais une catégorie prévue, assortie d'un émolument.
La réservation pure et simple de cases reste en revanche l'exception : le règlement ne permet d'autoriser la réservation de places de parc sur le domaine public qu'à titre exceptionnel et pour une durée limitée. La voie normale, ici, est donc la dérogation aux règles de durée, pas la privatisation de places, et cette nuance change la manière de formuler la demande.
La demande de permis d'utilisation du domaine public se dépose par le guichet virtuel de la commune. Elle est instruite par le Service des travaux, route de Lausanne 16, qui rappelle que toute intervention ou occupation du domaine public est assujettie à la délivrance d'un permis de fouille ou d'occupation temporaire. Son guichet, ouvert les lundi, mardi et jeudi de 08h00 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30, il n'ouvre pas du tout le mercredi et ferme le vendredi à 11h30. Sur cinq jours ouvrables, trois seulement offrent une plage d'après-midi.
Dans le même bâtiment, le Service de la sécurité publique tient des horaires plus larges, du lundi au vendredi de 08h00 à 11h30 et de 13h30 à 16h30. Il assure le contrôle du stationnement et la réglementation du trafic lors des manifestations et des chantiers, en collaboration avec la Gendarmerie vaudoise. Une question posée un mercredi après-midi trouve donc quand même un interlocuteur communal.
Deux règles pèsent sur le jour même. Lorsque le stationnement est restreint en raison d'une manifestation ou d'un chantier, le signal de prescription doit être installé au minimum trois jours auparavant, sous la responsabilité de l'autorité délégataire : c'est ce délai, et non celui de l'autorisation, qui détermine si les cases seront libres. A l'inverse, un usage accru sans autorisation expose à l'ordre de cesser l'usage et de remettre les lieux en état, à une intervention des services communaux aux frais du contrevenant et à une amende.