Montchoisi est un quartier où l'on habite plus qu'on n'y travaille : il représente environ 1 % de la surface communale et 1 % de l'emploi lausannois, pour 2 % de la population et 3 % des logements de la ville. Presque tous les mouvements qu'on y organise sont donc des déménagements de logement, et ils se concentrent sur les mêmes échéances de fin de bail que partout ailleurs dans le canton.
Le point qu'il faut connaître ici est un réaménagement achevé à la fin de 2023, qui a porté sur la rue du Simplon, l'avenue d'Ouchy, l'avenue de Montchoisi et la route du Closelet. Les feux de circulation ont été supprimés pour les véhicules et pour les piétons à hauteur de Simplon-Montchoisi, un îlot central permet désormais de traverser en deux temps, les gabarits routiers ont été réduits, et la sécurisation des traversées s'est faite par la création de bastions, la pose de bornes et de potelets et l'élargissement d'îlots.
Sur l'avenue de Montchoisi elle-même, trois modifications comptent pour qui vient charger un camion. Le stationnement est passé du transversal au longitudinal, ce qui a dégagé de la visibilité et de la largeur de chaussée mais supprimé cinq places payantes ; quatorze places pour vélos ont été créées dans le secteur ; une bande cyclable à contresens a été aménagée sur l'avenue, et la place de livraison a été déplacée sur la rue du Simplon.
En stationnement longitudinal, un véhicule utilitaire ne tient pas dans une case : il en couvre plusieurs à la suite. La demande d'emplacement doit donc porter sur le nombre exact de cases consécutives nécessaires, mesuré sur la longueur réelle du véhicule engagé et non sur une estimation. C'est une erreur fréquente, et elle se découvre le matin même, quand la case réservée se révèle trop courte.
La bande cyclable à contresens impose une seconde précaution. Sur cette avenue, des cyclistes arrivent dans le sens opposé à celui du trafic motorisé, c'est-à-dire depuis un angle que le chauffeur ne surveille pas spontanément. Nous déchargeons côté trottoir, nous balisons l'arrière du véhicule et nous affectons une personne à la surveillance des ouvertures de portes pendant toute la durée du chargement.
Il faut enfin renoncer à la solution de repli habituelle, qui consiste à monter partiellement sur le trottoir. Les bornes et les potelets posés lors du réaménagement l'empêchent physiquement à de nombreux endroits, et là où c'est encore possible, un espace d'au moins 1,50 mètre doit rester libre pour les piétons, ce que la largeur des trottoirs ne permet pas partout. Nous repérons donc la position du camion à l'avance, mètre en main, plutôt que de compter sur une adaptation le jour venu.